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Contrôle, rigueur et précision

Les laboratoires: des étapes cruciales dans la surveillance de la qualité

Les clients s'attendent à recevoir d'ExxonMobil exactement ce qu'ils ont commandé. Rien de plus, rien de moins, mais certainement rien d'autre. Un contrôle de qualité scrupuleux est donc d'importance capitale. Le rôle des laboratoires des raffineries ExxonMobil et des usines chimiques à Anvers et à Rotterdam est donc crucial. Tous les produits qui entrent ou quittent la raffinerie ou une usine chimique sont sévèrement contrôlés par un laboratoire. Les deux laboratoires reçoivent ensemble quelque 10.000 échantillons par mois et près de 40.000 analyses sont effectuées.

TEXTE TJEBBE WILL | PHOTOS KEES STUIP / STEFAN DEWICKERE

Sans laboratoire, pas de contrôle et sans contrôle pas de qualité! On le sait bien aux raffineries et usines chimiques d'ExxonMobil à Anvers et à Rotterdam. La surveillance de la qualité couvre tout le processus de production. Dès l'arrivée du pétrole brut ou d'autres matières premières pour les produits chimiques, les laborantins contrôlent les échantillons. Dans quelques cas, ce contrôle est restreint. Le pétrole brut par exemple est principalement examiné quant à la présence d'eau et de sédiments. Le contrôle des matières premières destinées aux produits chimiques, souvent des produits semifinis, est bien plus élaboré. Etant donné que des normes de qualité plus précises sont requises, le laboratoire effectue plus de tests.
En fin de processus de fabrication, un contrôle final a lieu avant la livraison du produit. Au laboratoire d'Anvers, les analyses finales prennent 25% des contrôles à leur compte. En heures, ces activités représentent cependant 40% du travail parce qu'il y a bien plus d'analyses sur les produits finis. En plus des produits entrants et sortants, les laboratoires contrôlent également les eaux usées des deux usines. Ces eaux usées sont purifiées par un procédé biologique, et ensuite déversées dans la Meuse ou dans l'Escaut. Les employés du laboratoire surveillent scrupuleusement que les eaux usées répondent aux normes stipulées dans le permis d'exploitation.

<Pour le laboratoire, les choses sont simples: soit c'est bon, soit c'est mauvais>

Près de 60% des employés du laboratoire travaillent en équipe. C'est indispensable puisque les contrôles finaux ont lieu jour et nuit. "La quantité d'échantillons est variable", explique Jan Vorsselmans, chef du laboratoire d'Anvers. "A certains moments, la pression du travail est fort importante, par exemple lors du déchargement d'un navire. Les contrôles doivent alors se passer le plus rapidement possible, de même lors de la mise en service d'un tank."
Un laborantin en équipe de nuit effectue environ 100 tests différents. Le contrôle final du kérosène par exemple requiert 26 contrôles. Les employés en service de jour se concentrent sur des tests moins urgents et plus complexes. A total, plus de 160 tests différents sont effectués au laboratoire d'Anvers et un peu plus à Rotterdam. C'est dû entre autres aux différences entre les processus et les produits finis des usines chimiques et, en moindre mesure, aux configurations différentes dans les raffineries. Anvers dispose en effet d'unités de production pour des bitumes (asphalte) et des solvants; à Rotterdam, il y a une usine d'aromatiques et de plastifiants.

Jan Vorsselmans,s, chef du laboratoire d'Anvers

Tous les résultats d'analyse sont comparés aux spécifications. Jan Vorsselmans: "Pour le laboratoire, les choses sont simples: soit c'est bon, soit c'est mauvais. Nous tâchons bien sûr de trouver la cause de l'écart. Si un produit n'est pas conforme aux spécifications, nous effectuons tout d'abord une nouvelle analyse de laboratoire. Si ce test de contrôle est également négatif, un nouvel échantillon est prélevé et une nouvelle analyse a lieu. Si l'écart persiste, il reste trois possibilités. La première est de corriger le produit fini. Lorsque l'écart est minime, il est encore souvent possible de rendre le produit conforme aux spécifications. Un mélange d'essences par exemple avec un taux d'octane "research" de 94,8 peut relativement facilement être corrigé pour atteindre le minimum légal obligatoire de 95,0. La deuxième possibilité est de décider, en concertation avec le client, de livrer le produit aux spécifications analysées. La dernière possibilité est de recommencer la fabrication du produit.

Les activités du laboratoire ont changé au fil du temps. Il y a une vingtaine d'années, de nombreux tests étaient encore effectués manuellement; le résultat était déterminé visuellement. Depuis, les laboratoires d'ExxonMobil sont équipés d'ordinateurs et de systèmes sophistiqués de séparation et de détection. La chromatographie gazeuse (voir Le laboratoire) en est un exemple. Cet appareil permet de déterminer la composition d'une matière avec bien plus de précision. Grâce à une automatisation poussée, il y a de plus en plus de possibilités d'effectuer des analyses durant le processus de production", explique Dick Wentholt, chef du laboratoire de Rotterdam.
"Souvent, les contrôles de qualité se font entièrement automatiquement. Nous ne recevons que les échantillons de contrôle et nous signalons les écarts. Par ces analyses "on-line", nous gagnons beaucoup de temps et nous pouvons optimaliser la qualité de notre résultat final."

Dick Wentholt, chef du laboratoire de Rotterdam

Le travail des laborantins a donc également changé. L'accent est mis de plus en plus sur la détermination et la conservation des résultats de mesure. La procédure de qualité stipule que les résultats soient reproductibles. Les clients examinent en effet les résultats d'analyse de façon critique.

Grâce à l'automatisation, les techniques de mesure et d'analyse sont bien plus précises. Il y a vingt ans, les pollutions étaient encore mesurées en pour cent, actuellement en pro mille. Un taux de soufre de 1% du poids était acceptable à cette époque, actuellement on exige moins de 10 ppm (parts per million). "C'est la conséquence logique des normes de qualité de plus en plus sévères des clients et des autorités", explique Dick Wentholt. "Pour devancer la concurrence, il est nécessaire d'organiser et de faire travailler les usines de telle façon que nous limitons la quality give away à un minimum. A cet effet, nous devons respecter le plus possible les spécifications de produit. Le laboratoire est une étape importante dans ce processus."

Voir aussi:

Le laboratoire

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