Le laboratoire
1. Chromatographie gazeuse

Un laboratoire pétrochimique moderne ne peut pas se passer d'un chromatographe de gaz. Sur cette photo, le laborantin Mark Franken explique le fonctionnement de l'appareil. Un chromatographe de gaz donne de l'information sur la composition d'une matière, dans ce cas du naphte qui sert de matière première pour l'usine d'aromatiques. La matière à tester peut être un gaz, mais également, comme ici, un liquide rendu gazeux immédiatement après l'injection. Le gaz est guidé par une longue conduite capillaire, dans laquelle les molécules légères se déplacent plus rapidement que les molécules lourdes. Grâce à cette différence de vitesse, les composants les plus légers sont les premiers à atteindre la fin de la colonne. A cet endroit, un détecteur permet de déterminer de façon précise la composition de mélanges complexes.
2. Colonne de distillation

L'appareil présenté ici, est en fait une version à échelle réduite d'une tour de distillation qui fonctionne dans des circonstances atmosphériques normales. Un liquide est séparé par distillation en diverses fractions en ébullition. Avec cet appareil, les laborantins vérifient à quel point les distillations dans l'usine se sont déroulées comme voulu. C'est une information essentielle pour les coordinateurs de fabrication et les ingénieurs des raffineries. Elle leur permet de diriger le processus de production de sorte à maximaliser le volume du liquide, dont la demande est la plus forte à un moment donné.
3. Le turbotester

La qualité du "turbo", nommé également kérosène ou carburant pour avions à réaction, doit être très précise. Les compagnies aériennes doivent être absolument certaines que le produit qui leur est livré correspond scrupuleusement aux normes sévères de qualité. Une de ces exigences est que le turbo ne s'oxyde pas trop vite, car cela pourrait obstruer les conduites de carburant, ce qui, durant un vol, pourrait avoir les conséquences qu'on devine... L'appareil sur cette image, un vieil appareil des années soixante qui fonctionne encore parfaitement, teste le processus d'oxydation en le reproduisant de façon accélérée. En cas d'oxydation trop rapide, la pression dans les conduites dans lesquelles le turbo est injecté baisse. Si cette "chute de pression" est trop grande, le carburant ne répond pas aux spécifications.
4. Appareil à mesurer la détonation

Encore un appareil toujours présent au laboratoire de la raffinerie: le knock meterou appareil à mesurer la détonation. A l'aide de ce moteur ou "research-octane-machine", son nom officiel, les laborantins peuvent mesurer le taux d'octane ou la résistance à la détonation de l'essence. Un taux d'octane trop bas provoque un allumage précoce du mélange essence-air dans le cylindre du moteur. Ce phénomène s'appelle "cliquetis" et cause des dégâts au moteur.
La machine sur cette photo date de 1959. Durant les 45 années de fonctionnement de ce moteur, les parties en mouvement ont été révisées régulièrement. Il est principalement commandé par un ordinateur. Son châssis semble inaltérable. Au fil des ans, ce moteur a contrôlé un échantillon représentatif de toutes les essences produites dans la raffinerie.
5. Viscosité

Freddy Dejonghe examine ici les échantillons de contrôle de qualité du viscosimètre. La viscosité est une mesure de la fluidité d'un liquide. A l'aide de ces échantillons, dont la viscosité est connue, on vérifie régulièrement si l'appareil est encore suffisamment précis. Il existe des échantillons de contrôle de qualité pour la plupart des types d'appareils d'analyse.
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